December 6, 2024

Le 9 juillet dernier, le législateur a franchi une étape significative dans la lutte contre la violence routière en instaurant un nouveau délit autonome d’homicide routier. La loi n°2025-622, publiée au Journal officiel le 10 juillet 2025, marque une rupture avec les qualifications pénales générales en matière d’atteintes involontaires à la vie ou à l’intégrité physique commises par un véhicule.
La loi du 9 juillet 2025 introduit, au sein des nouveaux articles 221-18 à 221-21 du Code pénal, le délit d’homicide routier. Elle consacre également une nouvelle incrimination de « blessures routières », scindée en deux catégories selon la gravité des séquelles subies par la victime :
Cette loi vise à distinguer les conducteurs ayant adopté une conduite manifestement dangereuse, sans avoir eu l’intention de causer la mort d’autrui ou de la blesser.
En outre, le délit est caractérisé lorsque l’accident est survenu dans le cadre d’une circonstance aggravante :
Si ces nouveaux délits se distinguent par leur objet, la loi du 9 juillet 2025 ne modifie pas, en l’état, les peines principales encourues, qui sont similaires aux qualifications pénales générales :
La présence de plusieurs circonstances aggravantes (par ex. : conduite sous stupéfiants et sans permis) alourdit sensiblement les peines :
En plus des peines principales, des peines complémentaires peuvent être prononcées, telles que :
La loi renforce également les règles en matière de récidive, en élargissant la liste des infractions assimilées aux antécédents routiers, dans un objectif dissuasif et préventif. Le législateur entend ainsi limiter le nombre de conducteurs circulant sans permis.
Enfin, la loi du 9 juillet 2025 prévoit un examen médical obligatoire aux frais du conducteur fautif. Ainsi, en cas de consommation combinée d’alcool et de stupéfiants, le véhicule est immobilisé et placé à la fourrière.